La campagne oléicole espagnole 2025/26 s’établit autour de 1,08 million de tonnes — en baisse de 5,5 % par rapport à la saison précédente, mais toujours environ 20 % au-dessus de la moyenne quinquennale, selon les données de marché compilées par les observateurs du secteur.
Une saison aux deux extrêmes
Un printemps pluvieux a favorisé une croissance saine des arbres, mais l’été chaud qui a suivi a ralenti le développement des fruits. Puis, en fin de récolte, de fortes pluies sont survenues et ont perturbé la collecte — réduisant le nombre de jours de récolte effectifs et le volume d’olives ramassées, notamment à Jaén, la plus grande province oléicole d’Andalousie et source d’environ trois quarts de la production espagnole totale.
Pourquoi cela dépasse le cadre espagnol
En tant que premier producteur mondial, les variations de rendement de l’Espagne se répercutent sur les prix mondiaux. Ce schéma de sécheresse suivie de déluge explique aussi pourquoi les analystes surveillent de près la floraison 2026/27 — une répétition tendrait à nouveau l’approvisionnement, juste au moment où le marché commençait à se stabiliser.
FAQ
Cela signifie-t-il que les prix de l’huile d’olive vont remonter ? Un rendement espagnol plus faible ajoute une pression à la hausse, mais ce n’est qu’un facteur parmi d’autres — la production mondiale est toujours estimée à près de 3,4 millions de tonnes pour la saison, au-dessus des points bas récents.
Pourquoi Jaén compte-t-elle autant ? Elle représente à elle seule environ trois quarts de la récolte andalouse, et l’Andalousie produit environ trois quarts de la production totale espagnole — la météo y a donc un effet démesuré sur les chiffres nationaux.
Source : CNBC, Wikifarmer

