La récolte d’olives tunisienne pour la saison 2026/27 devrait chuter de 30% à 50% par rapport à la récolte record de l’an dernier, selon plusieurs organisations professionnelles tunisiennes, qui évoquent un cycle naturel de repos des oliviers plutôt qu’une sécheresse ou des dégâts climatiques.
Pourquoi les professionnels attendent une récolte bien plus faible
La Chambre nationale des producteurs d’olives de Tunisie, dirigée par sa présidente Najah Saïdi Hamed, prévoit environ 300 000 tonnes pour 2026/27 — une baisse d’environ 40% par rapport au record de 500 000 tonnes de la saison 2025/26. Le syndicat agricole Synagri, par la voix de son président Midani Dhaoui, avance un chiffre encore plus bas, entre 200 000 et 250 000 tonnes, soit près de la moitié de la récolte de l’an dernier. Un représentant de l’Union tunisienne des oléiculteurs estime séparément une baisse de 30% à 40%. Le ministère de l’Agriculture tunisien n’a pas encore publié de chiffre national officiel, le total exact reste donc incertain, mais toutes les voix du secteur convergent dans la même direction : une nette baisse par rapport à l’an dernier.
Un creux naturel, pas une sécheresse
Les oliviers alternent naturellement entre une année « haute » abondante et une année « basse » plus légère, et 2025/26 a été une année haute exceptionnelle pour la Tunisie, avec une récolte record validée par le Conseil oléicole international. Le président de Synagri, Midani Dhaoui, a aussi souligné que la récolte 2025/26 avait été anormalement tardive, ce qui a prolongé l’activité des arbres et leur a laissé moins de temps pour récupérer avant la floraison de cette saison. Les premiers chiffres régionaux confirment cette tendance nationale : le gouvernorat de Manouba attend environ 14 000 tonnes d’huile d’olive, en baisse d’environ 32% par rapport à plus de 20 750 tonnes la saison précédente, tandis que Sidi Bouzid, l’une des plus grandes régions oléicoles de Tunisie, se dirige vers environ 350 000 tonnes d’olives, contre environ 500 000 tonnes un an plus tôt. Pour les acheteurs qui s’approvisionnent en huile d’olive tunisienne en vrac, une récolte 2026/27 plus légère est une bonne raison de sécuriser tôt des accords d’approvisionnement avec des fournisseurs tunisiens vérifiés, car des volumes intérieurs plus serrés ont historiquement fait grimper les prix, même si la récolte record de l’an dernier continue d’être exportée dans le cadre de contrats existants.
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FAQ
De combien la récolte d’olives tunisienne va-t-elle baisser en 2026/27 ? Les estimations des professionnels tunisiens vont de 30% à près de 50% de baisse par rapport au record de 500 000 tonnes de la saison 2025/26, le syndicat Synagri prévoyant entre 200 000 et 250 000 tonnes et la Chambre nationale des producteurs d’olives environ 300 000 tonnes.
Pourquoi la récolte d’olives tunisienne 2026/27 est-elle attendue en forte baisse ? Les professionnels attribuent cette baisse principalement au cycle naturel d’alternance des oliviers après la récolte record de l’an dernier, aggravé par la récolte anormalement tardive de 2025/26, qui a laissé moins de temps aux arbres pour récupérer — et non à la sécheresse ou à de mauvaises conditions météo cette année.
Source : Wikifarmer
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